" Failles lentes " : les questions posées
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Dans les régions où les vitesses de déformation sont grandes, il existe une relation simple entre la dimension des failles et
les magnitudes maximales qu'elles sont succeptibles de générer. Or, du point de vue de laléa sismique, les failles françaises actives "
dites "lentes" " posent toujours un certain nombre de questions qui concernent les modalités de leur développement :
- quelles magnitudes maximales sont-elles susceptibles de générer ?
- la segmentation des failles sismogènes coïncide-t-elle avec la segmentation structurale héritée ?
- quel est pour les failles " lentes " le
temps de récurrence
des séismes destructeurs ? En effet, les études de paléosismicité tendent à montrer que les failles rapides ont un intervalle
entre deux séismes destructeurs qui est statistiquement relativement bien défini. En revanche, les quelques données
paléosismiques qui sont disponibles sur les failles lentes, en Australie et dans le Middle West américain, suggèrent quelles pourraient avoir un comportement épisodique : elles seraient caractérisées
par de longues périodes de quiescence entrecoupées de brefs épisodes dactivité sismique.
- Quelle réalité physique sous tend une telle épisodicité de comportement ? Les observations des séquences de
séismes indiquent que les failles majeures sont constituées de
segments.
La nucléation dun séisme sur lun de ces segments, induit des perturbations de
contraintes
sur les segments adjacents et sur les failles voisines, favorisant ou inhibant alors le déclenchement de nouvelles ruptures sismiques.
- une partie de la déformation sur un
plan de faille
peut être réalisée à la faveur dun lent déplacement asismique et continu dans le temps (fluage). Or la proportion de ce
déplacement par fluage par rapport à la déformation cosismique nest souvent pas bien évaluée.
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